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rapport du senat sur la defense anti-missile -3-LA DÉFENSE ANTIMISSILE

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Message  marcwolf le Mar 15 Oct - 5:06

PRINCIPES D'INTERCEPTION
A. CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES : LE CARACTÈRE DIMENSIONNANT
DE LA MENACE SUR L’ARCHITECTURE DE LA DÉFENSE
Un système de défense est dimensionné contre une menace donnée en
termes de caractéristiques des missiles envisagés, de nombre de missiles, de
scénarios de confrontation (zone de lancement, points visés).
La menace balistique est une réalité aujourd’hui dans les principaux
pays proliférants, mais si l’on envisage un système de défense active
opérationnel en 2030 et efficace pour 20 ans, il devra être adapté à la menace
de 2050.
Il devra être robuste à la sophistication de la menace, mais jusqu’où ?
Devra-t-il être robuste aux missiles multi-têtes ? Quelles aides à la pénétration
(ALAP) doivent-elles être envisagées ? L’attaquant adaptera-t-il sa stratégie
suivant le type de défense déployées ? Faut-il envisager un tir depuis
l’Atlantique ? Une défense du territoire doit elle être omnidirectionnelle ou
axée sur l’arc des menaces ? L’attaquant ne possèdera-t-il que des missiles
balistiques, à l’exclusion de missiles de croisière, que personne ne sait
arrêter ?
La meilleure défense n’est elle pas l’attaque, la contre-force (action
militaire préventive sur les zones de déploiement des missiles) ou la
dissuasion ?
B. LES DIFFÉRENTES CLASSES DE DÉFENSE
1. Détermination des différents types de défense en fonction de la
nature de l’interception
La question de la défense antimissile se focalise généralement sur la
défense active comportant trois classes possibles :
- la défense exo-atmosphérique, (« Exo») dans la phase balistique du
missile, qui est la plus longue ;
- la défense dans la phase dite « haut endo-atmosphérique » (« Haut
Endo ») c'est-à-dire le début de la phase de rentrée, entre 100 km (limite de
l’atmosphère) et 25-30 km ;
- la défense dans la phase dite « bas endo-atmosphérique » (« Bas
Endo ») entre 25-30 km et le sol ou « Défense aérienne élargie » (DAE).
Mais d’autres types de défense ont pu, peuvent, ou pourront exister :
- les défenses ABM (Safeguard américains1 / système A135 russe de
défense de Moscou), constituées à base d’intercepteurs nucléaires qui se
déclenchent à proximité de la cible, en phase exo-atmosphérique et provoquent
une explosion nucléaire capable de détruire le missile assaillant ;
- les systèmes de défense en phase propulsée, qui visent à
intercepter le missile au tout début de son lancement ; les projets américains
portaient sur des intercepteurs (KEI) ou des armes à énergie dirigée (Airborne
laser), mais la complexité extrême de ces systèmes de défense a conduit à leur
abandon ;
- les systèmes de défense prospectifs comme les intercepteurs
« multi-têtes » (projet MKV américain) ou les armes anti-satellites (ASAT).
2. Défense de théâtre et défense de territoire
La défense antimissile de théâtre (« Theatre Missile Defense –
TMD) a pour objectif de défendre les forces déployées et les sites de grande
valeur sur un théâtre d’opération contre des attaques de missiles balistiques.
La défense de théâtre est une partie constituante de la défense aérienne et un
sous-ensemble de la défense antimissile.
La défense antimissile de territoire poursuit le même objectif, mais
à une échelle plus grande.
C. INTERCEPTION EXO-ATMOSPHÉRIQUE OU ENDO-ATMOSPHÉRIQUE
Les caractéristiques physiques des missiles balistiques décrites cidessus
conduisent à envisager classiquement, dans une vision « otanienne »
trois types de défense :
- une défense endo-atmosphérique pour les menaces bas endoatmosphérique
de 1 000 km de portée maximale :
- une défense moyen-haut endo-atmosphérique ou exoatmosphérique
pour contrer les menaces de 1 000 à 3 000km ;
- une défense exo-atmosphérique pour contrer les menaces capables
de plus de 3 000 km de portée maximale, même lorsqu’elles sont utilisées à
portée inférieure.
1,000
Pour les missiles à longue portée, les défenses dites terminales
(basse couche) issues des systèmes anti-aériens sont rapidement inadaptées. La
raison en est que les grandes vitesses d'approche et les capacités de leurrage
conduisent à des instants d'engagement beaucoup trop tardifs.
La technologie aérodynamique de l’intercepteur issu de la défense
anti-aérienne élargie limite son domaine d’action à la tranche 10–20 km
d’altitude (30 km annoncés pour certains systèmes russes), domaine traversé
en moins de 5 secondes par une menace de moyenne portée. De plus, les
décélérations axiales et les accélérations transverses de la menace lors de sa
rentrée atmosphérique sont importantes et imprédictibles, notamment compte
tenu des irrégularités de l’atmosphère. Ceci rend très difficile le guidage du
missile antimissile sur sa cible.
Les systèmes de défense aérienne élargie (type SAMP/T modernisé :
Block 1 NT) permettent de traiter les missiles balistiques qui sont à plus faible
vitesse lorsqu’ils pénètrent dans les couches basses de l’atmosphère. Mobiles,
ils apportent une réponse au besoin largement exprimé en Europe de protéger
les forces déployées sur les théâtres extérieurs contre les menaces aériennes
(en particulier missiles de croisière) et les missiles balistiques de courte portée
(inférieure à 600 km).
Au-delà des systèmes de défense aérienne élargie, deux types de
systèmes de défense peuvent intercepter les missiles balistiques à plus haute
altitude :
1. Les systèmes exo-atmosphériques sont pertinents pour intercepter
des missiles assaillants dont la durée de vol spatiale est significative. En effet,
lorsque la phase balistique exo-atmosphérique dure plusieurs minutes, elle est
parfaitement connue, et ce dès que l’arme a été acquise par le radar de suivi.
Sa trajectoire est totalement prédictible en vertu des lois de Képler. Cette
prédictibilité permet alors d’envoyer un véhicule terminal autonome sur une
trajectoire de rendez vous. Ce véhicule spatial très manoeuvrant est doté d'un
télescope infrarouge à longue portée qui lui permet de détecter le cortège
assaillant, de discriminer la charge et de se guider sur celle-ci pendant
plusieurs dizaines de secondes jusqu’à l’interception.
2. Les systèmes moyen-haut endo-atmosphérique sont les seuls à
pouvoir intercepter des cibles balistiques qui ne sortent pas ou trop peu de
l’atmosphère. C’est le cas des missiles courte-moyenne portée (moins de 2 000
km) de nouvelle génération tirés selon des trajectoires tendues. L’avantage de
ce type d’interception est que, à cette altitude, les aides à la pénétration
commencent à être éliminées par combustion naturelle avec l’air présent dans
l’atmosphère.
Ces deux régimes d’interception (moyen-haut endoatmosphérique
et exo-atmosphérique) constituent la « couche haute » des
systèmes d’interception. Ils sont complémentaires, car parant des types de
missiles assaillants différents. C’est pour cette raison que les Etats-Unis
ont développé une défense multicouche afin de traiter l’ensemble des
menaces balistiques.
D'une façon générale, une défense anti-balistique repose sur la
connaissance permanente de la menace, la capacité de simulation de
déploiement et d’engagement (l’architecture), les moyens de
commandement et de contrôle (C2), des moyens d'alerte avancée (satellites,
radars à longue portée, etc…) et des effecteurs (intercepteurs et radars de
conduite de tir).
marcwolf
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