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Opérations SAS en Bretagne pendant le mois de juin 1944

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Opérations SAS en Bretagne pendant le mois de juin 1944 Empty Opérations SAS en Bretagne pendant le mois de juin 1944

Message  marcwolf le Mer 22 Juin - 7:46

Les opérations SAS en Bretagne furent des opérations menées par des SAS français en Bretagne à partir de la nuit du 5 au 6 juin 1944, en soutien au débarquement de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le but de ces commandos était d'empêcher les troupes allemandes présentes en Bretagne de rejoindre le nouveau front ouvert en Normandie. Ce furent les premières troupes alliées engagées sur le territoire français dans le cadre de l'opération Overlord. Ces opérations se terminèrent lorsque l'avance alliée permit de libérer la majeure partie du territoire breton, en août 1944, à l'exception des ports de Brest, de Lorient et de Saint Nazaire.
En 1942 en Egypte, le lieutenant-colonel britannique Stirling, fondateur et chef des SAS, y intègre des combattants de la France libre pour harceler les troupes allemandes en Libye. Deux bataillons virent le jour en Angleterre en novembre 1943 en prévision du débarquement en Europe : le 3rd SAS sous le commandement du capitaine Pierre Chateau-Jobert, surnommé Conan et le 4th SAS dirigé par le commandant Pierre-Louis Bourgoin surnommé le manchot (soldats français des Forces aériennes françaises libres). La création de ces commandos visait à faciliter les opérations en France avec des combattants connaissant le pays et parlant la langue. A partir de 1943 et de la capture de Stirling, la brigade SAS est placée sous le commandement du général Roddy McLeod.
Lorsque la Normandie est choisie comme lieu de débarquement, il est vital pour la réussite de l'opération que les Allemands ne renforcent pas rapidement le front. L'opération Fortitude a pour but de faire croire aux Allemands que le débarquement en Normandie n'est qu'une diversion, et qu'un second débarquement est prévu dans le Pas de Calais, afin que les troupes allemandes stationnées dans le Nord de la France et en Haute Normandie y restent. Pour prévenir le risque que les troupes allemandes stationnées en Bretagne (principalement surtout des supplétifs ukrainiens ou russes) ne rejoignent rapidement le front normand, les Alliés décident que la nuit précédant le débarquement, une partie des SAS français seront larguées en Bretagne afin d'y mener des opérations de sabotage et de guérilla.
Les SAS français, s'appuyant sur la Résistance locale, doivent mener une guérilla contre les troupes allemandes, et des opérations de sabotage des voies et des moyens de communication. Les 85 000[3], soldats allemands et troupes supplétives, soit huit divisions, doivent être bloqués en Bretagne pendant toute la bataille de Normandie.
Pour cela, et par deux fois à J-1, deux sticks SAS, respectivement aux ordres des lieutenants Marienne, Déplante, Botella et Deschamps, embarquent dans deux quadrimoteurs Short Stirling de la RAF à destination de la Bretagne. Ils sont largués dans le sud et le nord de la péninsule bretonne afin de préparer le terrain pour d'autres parachutages qui suivront les jours suivants.
Les deux premières équipes sont donc parachutées le 6 juin à 0 H 30 dans le Morbihan près de Plumelec à 15 km du maquis de Saint-Marcel, pour établir une base et armer les résistants locaux ; les deux autres sont « droppés » en forêt de Duault dans les Côtes-d'Armor. Leur mission est d'établir des bases de guérilla dont les noms de code sont respectivement Dingson et Samwest.
Opération Samwest:
Sous le commandement des lieutenants Deschamps et Botella, 18 commandos français du 4th SAS français furent parachutés près de la forêt de Duault dans les Côtes-du-Nord, à une trentaine de kilomètres de Guingamp. La première phase de la mission consistait à établir une base sûre dans la péninsule bretonne, nom de code Samwest, près de Saint-Brieuc, et d'entrer en contact avec la Résistance locale, puis établir des zones de parachutage et d'atterrissage pour le bataillon. Jusqu'au 9 juin, 116 SAS français furent parachutés sur Samwest. En se rendant compte du potentiel de la Résistance locale, il fut décidé de l'intégrer aux opérations de guérilla contre les troupes allemandes.
Le 12 juin, l'armée allemande passe à l'assaut du rassemblement, mais obtint seulement la dispersion des SAS et résistants formés. Une partie des dispersés rejoignit Dingson.

Opération Dingson:
Un premier groupe de 18 commandos (sticks des lieutenants Marienne et Déplante) avait été parachuté près de Plumelec, dans le Morbihan, non loin de Vannes. Leur but était d'établir la base Dingson où seront parachutés ensuite d'autres SAS. Immédiatement après leur parachutage, ils durent combattre des troupes supplétives allemandes (des Ukrainiens et Géorgiens de la future armée Vlassov). Une heure plus tard, la première victime du début de l'opération Overlord, le caporal Émile Bouétard, un Breton, fut blessé près de Plumelec, puis achevé par un supplétif ukrainien (dès 1942, Hitler avait demandé que les commandos SAS faits prisonniers soient exécutés). Marienne avait également perdu dans l'opération ses radios. Jusqu'au 18 juin, 160 soldats français du 4th SAS (dont son commandant, Bourgoin, auquel les Anglais offrirent un parachute tricolore) furent parachutés sur la base Dingson installée au maquis de Saint-Marcel.
Un grand stock de matériel fut aussi parachuté chaque nuit sur la zone de largage (DZ ou drop zone) "Baleine", y compris, peu avant l'attaque allemande, des jeeps et des mitrailleuses. Mais les jeeps atterrirent en partie dans les arbres, et les mitrailleuses furent endommagées : la puissance de feu de l'escadron motorisé s'en trouva amoindri. Une partie des survivants de Samwest avait alors rejoint la base Dingson ainsi que quelques cooneys parties venus se réarmer. La défense allemande locale attaqua le maquis le 18 juin. Les pertes, côté français firent une trentaine de victimes, les Allemands achevant les blessés. Après la bataille, les troupes allemandes, aidés de collaborateurs français, traquèrent les survivants, SAS et maquisards.
Opération Cooney Parties :
58 parachutistes répartis dans 18 sticks de 3 à 5 hommes furent parachutés dans la nuit du 7 au 8 juin dans le cadre de l'opération Cooney Parties. Largués en différents endroits de la Bretagne et sans comité d'accueil, ils étaient essentiellement chargés du sabotage du réseau ferré breton, ainsi que du réseau électrique et de celui de communication, en parallèle des opérations Samwest et Dingson. Ces 18 sticks, leur mission remplie, devaient rejoindre, quelques jours plus tard, les bases Dingson ou Samwest, pour se réarmer, encadrer des maquisards ou participer à d'autres missions de sabotage. Suite au démantèlement de Samwest le 12 juin, des équipes rejoignirent Dingson, d'autres restèrent sur place, prenant contact avec la population civile, encadrant des résistants en plus petit nombre et continuant leurs actions de sabotage.
Opération Lost :
L’opération Lost fut le parachutage de sept SAS dans la nuit du 22 au 23 juin au-dessus de la Bretagne, suite à la dispersion de la base Dingson (Saint-Marcel). Le major britannique Carry Elwes fut chargé de reprendre contact avec le commandant Bourgoin, afin d'informer le commandement allié, sans nouvelles depuis la bataille de Saint-Marcel. Cette mission impliquait également le retour en Grande-Bretagne d'un officier français chargé de rendre compte. L'équipe radio, dirigée par le sergent Marty, fut chargée de rejoindre le capitaine Marienne, afin de remplacer son équipe disparue. Le lieutenant Fleuriot et son stick furent chargés de veiller à la sécurité du groupe.
Opération Grog:
Cette opération débuta le 13 juin suite à la dispersion de la base Samwest. Le capitaine Déplante quitte le secteur de Saint-Marcel et est chargé de monter la base "Grog" dans les environs de Pontivy. Cette base doit assurer le recueil des éléments dispersés provenant de "Samwest" aux ordres du Capitaine Leblond qui n'ont pu rejoindre Saint-Marcel, et assurer la formation et l'armement des bataillons FFI du secteur.
Opération Derry :
Cette opération, complètement indépendante des précédentes, fut conduite par la 2e compagnie du 3rd bataillon SAS du commandant Chateau-Jobert, du 5 au 18 août 1944. Elle avait pour but de préparer la libération du Finistère, en prévision de l'avance alliée. Ce squadron, aux ordres du capitaine Sicaud, et réparti en 5 sticks, fut parachuté dans la nuit du 4 au 5 août. Sur les 82 hommes engagés, 4 furent tués et 3 furent blessés.

En août 1944, les Américains réussirent avec la percée d'Avranches à pénétrer en Bretagne. L'insurrection générale fut déclenchée par la Résistance, et la Bretagne rapidement libérée, à l'exception des ports forteresses : Brest, Lorient et Saint-Nazaire. Sur les 450 SAS engagés du 4ème bataillon SAS, 77 ont été tués et 197 blessés. Les FFI qui y avait pris part, encadrés par les SAS, avaient aussi subi de sérieuses pertes : 116 morts dont 30 dans le maquis de Saint-Marcel. Une partie de ces forces forma, dès 1944, le 41e RI dont le drapeau porte l’inscription « Saint Marcel 1944 ». Les SAS, du 3rd comme du 4th, rejoignirent Vannes, où ils se regroupèrent. Ceux du 3rd retournèrent en Angleterre par la Normandie, en prévision d'un 2nd parachutage en France. Le 4th SAS (ou 4e bataillon de l'infanterie de l'air (BIA)) deviendra le 2e régiment de chasseurs parachutistes, et fut envoyé sur un autre théâtre d'opérations, la Loire : ce fut l'opération Spencer qui put débuter fin août après la réception le 5 août à Locoal-Mendon, de 10 planeurs Waco contenant chacun une jeep et 3 SAS, ce qui augmentait considérablement la mobilité et la puissance de feu des parachutistes. Le 3rd SAS (3e BIA) changera également de nom, et deviendra le 3e régiment de chasseurs parachutistes.
le flim
Le Bataillon du ciel
Le Bataillon du ciel est un film français réalisé par Alexandre Esway, sorti en 1947, basé sur le livre de Joseph Kessel qui avait séjourné dans le camp des parachutistes de la France libre, en Angleterre.
Juin 1944: un bataillon français de parachutistes du Special Air Service est largué sur la Bretagne pour aider la Résistance à contenir les forces ennemies en route vers la Normandie.
Ce film est en 2 époques :
1re époque : Ce ne sont pas des anges.
Cette partie raconte la chronique d'un camp d'entrainement en Angleterre, d'un bataillon parachutistes SAS de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale.
2e époque : Terre de France.
Une fois formé, un bataillon de parachutistes SAS est parachuté en Bretagne et sabote les installations allemandes avec l'aide des maquisards bretons.
Ce film relate des faits ayant réellement existé. 81 parachutistes SAS ont été tués et 195 furent blessés lors de la libération de la Bretagne du 6 juin à août 1944.













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Message  Herth le Mer 22 Juin - 10:44

Y a le musée e la Résistance pas très loin de Vanne si je me souviens bien, qui parle de ses commandos de SAS, faudra que j'y retourne faire un tour histoire de partager tout ça. Wink
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