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un grand pays : Révolution nationale indonésienne -a lire -

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Message  marcwolf le Lun 19 Mar - 8:14

La révolution nationale indonésienne, ou guerre d'indépendance indonésienne, est un conflit armé et une lutte diplomatique entre l'Indonésie et les Pays-Bas, ainsi qu'une révolution sociale. Elle s'est déroulée de 1945 à 1949, entre la déclaration d'indépendance de l'Indonésie et la reconnaissance de l'Indonésie en tant qu'État indépendant par les Pays-Bas, le 17 août 1949. Les Indonésiens appellent ces quatre ans de conflit armé « Revolusi ».
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas voulurent récupérer leur ancienne colonie, qu'ils avaient dû abandonner lors de l'invasion par les Japonais en 1942. Les Néerlandais parvinrent à contrôler les grandes villes, mais pas les zones rurales. Le conflit ruina petit à petit l'économie néerlandaise.
Le conflit prit fin avec le transfert formel, le 27 décembre 1949, de la souveraineté sur le territoire des Indes néerlandaises du royaume des Pays-Bas à une République des États-Unis d'Indonésie, créée le 14 décembre 1949. À la suite de la révolution, le système de castes auparavant en vigueur perdit de l'importance, réduisant le pouvoir des dirigeants locaux (les râjas).
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Le nationalisme indonésien et les mouvements en faveur de l'indépendance tels que le Budi Utomo, le Parti national indonésien (PNI), le Sarekat Islam et le Parti communiste indonésien (PKI), se développèrent rapidement au cours de la première partie du XXe siècle. Le Budi Utomo, le Sarekat Islam et d'autres adoptèrent des stratégies de coopération avec le colonisateur en siégeant au Volksraad (« Conseil du peuple ») mis en place par les Néerlandais dans l'espoir que l'Indonésie se verrait un jour accordée l'autonomie. D'autres choisirent une stratégie de non-coopération, demandant l'autonomie complète pour les Indes néerlandaises alors colonisées. Les plus importants dirigeants de ces mouvements furent Soekarno et Mohammad Hatta, deux étudiants et figures du mouvement nationaliste ayant bénéficié des réformes éducatives mises en œuvre au nom de la politique éthique.

Les trois ans et demi d'occupation japonaise de l'Indonésie durant la Seconde Guerre mondiale eurent un rôle crucial dans la révolution à venir. Eux-mêmes sous occupation allemande, les Pays-Bas n'avaient qu'une faible capacité à défendre leurs colonies contre l'armée japonaise et, trois mois seulement après leurs premières attaques, les Japonais occupaient une grande partie des Indes néerlandaises. À Java et, dans une moindre mesure, à Sumatra (les deux îles les plus peuplées et les plus développées économiquement), les Japonais répandirent et encouragèrent le sentiment nationaliste. Bien que ce soit davantage par intérêt politique que par soutien purement altruiste à l'indépendance indonésienne, ils créèrent de nouvelles institutions (y compris des organisations de voisinage) et promurent des dirigeants politiques comme Soekarno. Les Japonais éliminèrent et remplacèrent la plus grande partie des infrastructures économiques, administratives et politiques mises en place par les Néerlandais.
Alors que les Japonais étaient sur le point de perdre la guerre, les Néerlandais cherchaient à rétablir leur autorité sur l'Indonésie et leurs demandèrent d'y « préserver la loi et l'ordre ». Mais les Japonais étaient plutôt enclins à aider les nationalistes indonésiens à se préparer pour l'autonomie. Le 7 septembre 1944, alors que la guerre tournait vraiment en défaveur des Japonais, le premier ministre Kuniaki Koiso promit l'indépendance à l'Indonésie, toutefois aucune date ne fut fixée. Cette annonce fut interprétée comme une preuve irréfutable de collaboration de Soekarno avec les Japonais.
Sous la pression des groupes radicaux et politisés de pemuda (« jeune »), Soekarno et Hatta proclamèrent l'indépendance de l'Indonésie, le 17 août 1945, deux jours après l'acceptation, par l'empereur japonais, de la capitulation. Le jour suivant, le Komite Nasional Indonesia Pusat (KNIP) déclara Soekarno président et Hatta vice-président.

Dans les îles extérieures, la nouvelle de la déclaration d'indépendance ne se répandit pas avant la mi-septembre, et de nombreux Indonésiens résidant loin de la capitale, Jakarta, n'y crurent pas. À mesure que l'information se propageait, les citoyens ordinaires ressentirent un sentiment de liberté qui conduisit la plupart à se considérer comme pro-républicain, et l'allégresse de la révolution balaya le pays. Le pouvoir extérieur avait changé. Cela prendrait des semaines avant que les Alliés arrivent en Indonésie, les Néerlandais eux-mêmes étant très affaiblis par la Seconde Guerre mondiale. Les Japonais, d'autre part, devaient, selon les termes de la capitulation, à la fois déposer les armes et maintenir l'ordre, un paradoxe qui fut en partie résolu par la remise d'armes à des Indonésiens ayant suivi un entraînement militaire auprès des Japonais. La vacance du pouvoir, provoquée par la capitulation japonaise, créa, dans les semaines qui suivirent, une atmosphère d'incertitude, mais aussi des occasions.
Tan Malaka, opposant de SoekarnoDe nombreux pemuda rejoignirent les groupes de lutte pro-républicain (badan perjuangan). Les Japonais avaient formé des unités paramilitaires, les Heiho et les PETA composées de volontaires, et des conscrits. Ces deux groupes formaient la force majeure de maintien de l'ordre des indépendantistes mais ils furent dissous par les Japonais, ce qui nuisit à la transition entre l'occupation et la république naissante. Dans les premières semaines, les troupes japonaises se retirèrent des zones urbaines pour éviter les confrontations. En septembre 1945, le contrôle de la majeure partie des infrastructures, dont les gares ferroviaires et les tramways des plus importantes villes de Java, était assuré par les pemuda républicains qui ne rencontrèrent qu'une faible résistance japonaise. Pour répandre le message de la révolution, les pemuda mirent en place leurs propres quotidiens et stations radiophoniques, et des graffitis proclamaient le sentiment nationaliste. Sur la plupart des îles, des comités de lutte et des milices furent formés. Les quotidiens et journaux républicains étaient facilement disponibles à Jakarta, Yogyakarta, et Surakarta, ce qui favorisait l'émergence d'une génération d'écrivains connue sous le nom d’Angkatan '45 (« Génération 45 »). Nombre d'entre eux étaient persuadés que leur travail faisait partie du processus révolutionnaire.
Des manifestations massives et enflammées se déroulèrent dans les grandes villes, notamment une, à Jakarta, suivie par 200 000 personnes et emmenée par Tan Malaka, que Soekarno et Hatta, craignant des violences, réussirent à tempérer.

En septembre 1945, de nombreux pemuda auto-proclamés s'impatientèrent. Il était courant que les membres de la société considérés comme « non-indigènes » — les Néerlandais emprisonnés, les personnes nées d'union indonésiano-européennes, les Ambonais et les Chinois — soient considérés comme des espions ou soient l'objet d'intimidations, d'enlèvement, de vol, parfois de meurtre ou même de massacres organisés. Ces exactions eurent longtemps cours pendant la période révolutionnaire. À mesure que le niveau de violence s'accroissait à travers tout le pays, le tout nouveau gouvernement républicain, emmené par Soekarno et Hatta, appela au calme. Cependant, les pemuda, favorables à la lutte armée, considérèrent la direction plus ancienne comme indécise et trahissant la révolution, ce qui mena souvent à des conflits entre Indonésiens.
Les Néerlandais accusèrent Soekarno et Hatta de collaboration avec les Japonais et accusèrent la nouvelle république de n'être qu'une création du fascisme japonais. L'administration des Indes orientales néerlandaises venait alors de recevoir un prêt de dix millions de dollars des États-Unis, destiné à financer son retour en Indonésie.
Occupation alliée

Les Pays-Bas étaient cependant sévèrement affaiblis par la Seconde Guerre mondiale en Europe et ne redevinrent une force militaire significative qu'au début de l'année 1946. Les Japonais et les membres des forces alliées acceptèrent avec réticence d'assurer l'intérim durant cet intervalle. Alors que les forces américaines se concentraient sur les îles japonaises, l'archipel fut placé sous la juridiction du prince et amiral britannique Louis Mountbatten, commandant suprême des forces alliées en Asie du Sud-Est. Des enclaves alliées avaient subsisté à Kalimantan, à Morotai dans les Moluques et en Nouvelle-Guinée occidentale, ce qui permit aux administrateurs néerlandais de revenir dans ces zones. Dans les zones contrôlées par la marine japonaise, l'arrivée des troupes alliées prévint rapidement les activités révolutionnaires, là où les troupes australiennes, suivies par les troupes et les administrateurs néerlandais, reçurent la reddition des Japonais (excepté à Bali et à Lombok).

Les Britanniques furent chargés de rétablir l'ordre et un gouvernement civil à Java. Pour les Néerlandais, cela signifiait le rétablissement de l'administration coloniale en place avant la guerre et ils continuèrent ainsi à réclamer la reconnaissance de leur souveraineté sur l'Indonésie. Cependant, les troupes du Commonwealth ne débarquèrent à Java qu'à la fin septembre 1945 pour recevoir la reddition des Japonais. Parmi les tâches immédiates dévolues à Lord Mountbatten, il y eut le rapatriement d'environ 300 000 Japonais et la libération des prisonniers de guerre. Les Britanniques ne voulaient, ni ne pouvaient, impliquer leur troupes dans une longue lutte pour reconquérir l'Indonésie au profit des Néerlandais. Les premières troupes britanniques atteignirent Jakarta à la fin septembre 1945 puis Medan (Sumatra du Nord), Padang (Sumatra occidental), Palembang (Sumatra du Sud), Semarang (Java central) et Surabaya (Java oriental) en octobre. Afin d'éviter des affrontements avec les Indonésiens, le commandant britannique, le lieutenant général Sir Philip Christison, dépêcha des soldats de l'ancienne armée coloniale des Pays-Bas vers l'est de l'Indonésie, là où le retour des Néerlandais se déroulait sans heurts. Les tensions s'accrurent quand les troupes alliées débarquèrent à Java et à Sumatra. Des troubles éclatèrent entre les républicains et ceux qu'ils percevaient comme leurs ennemis : les prisonniers néerlandais, les troupes de la Koninklijk Nederlandsch-Indisch Leger (KNIL ou Armée royale des Indes orientales néerlandaises), les Chinois, les Eurasiatiques et Japonais. Les conflits armés commencèrent en octobre 1945 quand, selon les termes de la capitulation, les Japonais tentèrent de rétablir leur autorité abandonnée aux Indonésiens dans les villages et les villes. La police militaire japonaise tua des pemuda républicains à Pekalongan le 3 octobre 1945. Les troupes japonaises chassèrent les pemuda républicains à l'extérieur de Bandung et remirent la ville aux Britanniques. Mais les combats les plus violents impliquant les Japonais eurent lieu à Semarang. Le 14 octobre 1945, les forces britanniques occupèrent la ville. Les forces républicaines ripostèrent dans leur retraite en tuant entre 130 et 300 prisonniers japonais qu'ils détenaient. Près de 500 Japonais et 2 000 Indonésiens avaient déjà été tués et les Japonais s'étaient presque emparés de la ville quand les forces britanniques arrivèrent, six jours plus tard.

Suite à cela, les Britanniques décidèrent d'évacuer les 10 000 prisonniers eurasiatiques et européens de la région explosive de Java central. Les détachements britanniques envoyés dans les villes d'Ambarawa et de Magelang rencontrèrent une forte résistance et durent lancer des attaques aériennes contre les Indonésiens. Soekarno négocia un cessez-le-feu le 2 novembre 1945 mais, à la fin novembre, les combats reprirent et les Britanniques furent repoussés vers la côte. Les attaques républicaines contre les alliés et des civils présumés pro-néerlandais atteignirent leur paroxysme en novembre et décembre, avec près de 1 200 tués à Bandung alors que les pemuda repassaient à l'offensive. En mars 1946, les républicains acculés répondirent à un ultimatum britannique les enjoignant de quitter la cité de Bandung en brûlant délibérément la plus grande partie de la moitié sud de la ville, événement connu sous le nom de « Mer de feu de Bandung » (Bandung Lautan Api). Les dernières troupes britanniques quittèrent l'Indonésie en novembre 1946, mais dans le même temps 55 000 soldats néerlandais avaient posé pied sur Java.
Retour néerlandais
Avec l'assistance britannique, les Néerlandais parvinrent à installer les forces de la Netherlands Indies Civil Administration (NICA) à Jakarta et en d'autres points clés. Les sources républicaines font état de 8 000 morts en janvier 1946 directement liées à la défense de Jakarta, même si la ville ne put être tenue par les insurgés. La direction républicaine s'exila alors à Yogyakarta, avec le soutien capital du nouveau sultan, Sri Sultan Hamengkubuwono IX. Yogyakarta continua, par la suite, à jouer un rôle majeur dans la révolution, d'où l'octroi d'un statut territorial spécial. À Bogor, près de Jakarta et à Balikpapan, sur Kalimantan, des cadres républicains furent emprisonnés. Pour préparer l'occupation de Sumatra par les Néerlandais, ses plus importantes villes, Palembang et Medan, furent bombardées. En décembre 1946, les Korps Speciale Troepen (KST ou littéralement les troupes spéciales néerlandaises), emmenés par l'expert en commando et en contre-insurrection, le capitaine Raymond « le Turc » Westerling, furent accusées d'essayer de pacifier le Sulawesi du Sud en employant des techniques de terreur, qui furent copiées par d'autres opposants aux républicains. Environ 3 000 républicains et leurs partisans furent tués en quelques semaines.

Sur Java et Sumatra, les succès militaires néerlandais se limitèrent aux grandes villes. Ils furent incapables de soumettre les villages de campagne. Dans les îles extérieures (y compris Bali), le sentiment républicain n'était pas aussi fort, du moins parmi les élites. Elles furent donc occupées par les Néerlandais avec comparativement plus de facilité. Des états autonomes y furent créés par les Néerlandais. Le plus vaste, l'État de l'Indonésie Orientale (Negara Indonesia Timur ou NIT), comprenait la majeure partie de l'est de l'archipel. Il fut établi en décembre 1946 et sa capitale administrative était Makassar.
Insurrections communistes et islamiques
Le 18 septembre 1948, une République Soviétique d'Indonésie fut déclarée à Madiun, à l'est de Yogyakarta, par des membres du PKI et du PSI. Estimant le moment venu pour un soulèvement prolétarien, ils tentèrent de devenir le centre névralgique de la révolution contre « Soekarno-Hatta, les esclaves des Japonais et de l'Amérique ». Madiun fut reprise par les forces républicaines en quelques semaines et le dirigeant de l'insurrection, Musso, fut tué. R.M. Suryo, le gouverneur du Java oriental, plusieurs officiers de police et dirigeants religieux furent également tués par les rebelles. Cela mit fin à un deuxième front périlleux pour la révolution et changea les vagues sympathies américaines, basées sur des sentiments anti-colonialistes, en un réel soutien diplomatique. Sur le plan international, la république fut alors considérée comme manifestement anti-communiste et comme un allié potentiel dans la Guerre froide globale, alors en préparation, entre le « monde libre » avec à sa tête les États-Unis et le bloc emmené par l'Union Soviétique.

Les membres de l'armée républicaine provenant des rangs du Hizbullah se sentirent trahis par le gouvernement indonésien. Le 7 août 1949, Kartosuwirjo, l'un des dirigeants du Hizbullah, proclama la création d'un État islamique d'Indonésie (Negara Islam Indonesia) au Java occidental. La rébellion fut finalement écrasée en 1962.faux !!!

La résilience de la résistance républicaine et une diplomatie internationale active firent tourner l'opinion mondiale contre les efforts néerlandais visant à rétablir leur colonie. La seconde action de police fut un désastre diplomatique pour la cause des Pays-Bas. Le Secrétaire d'État des États-Unis nouvellement nommé, Dean Acheson, poussa le gouvernement néerlandais à accepter les négociations recommandées par les Nations Unies mais jusqu'alors rejetées par les Pays-Bas. Une Conférence de la Table Ronde entre la République, les Pays-Bas et les états fédéraux créés par les Néerlandais se tint à La Haye du 23 août 1949 au 2 novembre 1949. Les Pays-Bas acceptèrent de reconnaître la souveraineté indonésienne sur un nouvel état fédéral : la République des États-Unis d'Indonésie (RIS). Celle-ci comprenait tous les territoires des Indes orientales néerlandaises à l'exception de la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée, qui demeura sous l'autorité des Pays-Bas jusqu'à la tenue de négociations ultérieures avec l'Indonésie. L'autre question difficile sur laquelle l'Indonésie fit des concessions fut la dette des Indes orientales néerlandaises. L'Indonésie accepta la charge de cette somme, d'un montant de 4,3 milliards de livres, dont l'essentiel était directement imputable aux tentatives néerlandaises de briser la révolution. La souveraineté fut formellement transférée le 27 décembre 1949 et le nouvel état immédiatement reconnu par les États-Unis d'Amérique.
Conséquences :

-Bien qu'il n'existe aucun décompte précis du nombre des victimes indonésiennes du conflit, il y en eut plus que du côté néerlandais, et beaucoup décédèrent dans les mains d'autres Indonésiens. Les estimations du nombre de morts indonésiens au combat varient de 45 000 à 100 000, le nombre des victimes civiles dépasse les 25 000 et aurait pu atteindre les 100 000. Au total, 1 200 soldats britanniques furent tués ou portés disparus à Java et Sumatra en 1945-1946, la plupart appartenant à l'Armée des Indes. Plus de 5 000 soldats néerlandais perdirent la vie en Indonésie entre 1945 et 1949. Il y eut encore plus de décès côté japonais : à Bandung seule, 1 057 moururent, seulement la moitié au combat, le reste lors des manifestations et des échauffourées. Des dizaines de milliers de Chinois et d'Eurasiens furent tués ou devinrent sans abri. 7 millions de personnes furent déplacées à Java et Sumatra.





La République des États-Unis d'Indonésie, décembre 1949 — La République d'Indonésie est en rougeJava et Sumatra, contrôlées par les républicains, formaient ensemble un seul état au sein de cette fédération qui en comptait seize, mais représentait presque la moitié de sa population. Les quinze autres états furent créés par les Pays-Bas à partir de 1945. Ces états furent détachés de la République dans la première moitié de 1950. Le 23 janvier 1950, à Bandung, un coup d'État anti-républicain, dirigé par le célèbre Raymond Westerling échoua, entraîna la dissolution de l'État de Pasundan au Java occidental et accéléra la dissolution de la structure fédérale. Les soldats coloniaux, en majorité amboinais, affrontèrent les troupes républicaines à Makassar, en avril 1950. Les Amboinais, majoritairement chrétiens, faisaient partie des soutiens des Pays-Bas et s'inquiétaient d'une République dominée par des Javanais majoritairement musulmans et défavorablement considérés comme des gauchistes. Le 25 avril 1950, une République des Moluques du Sud (RMS) indépendante fut proclamée à Ambon mais une campagne militaire républicaine qui se déroula entre juillet et novembre y mit fin, son gouvernement devant alors s'exiler aux Pays-Bas. Le Sumatra oriental resta le seul état de la fédération encore existant avant d'intégrer lui aussi la république unitaire. Le 17 août 1950, cinquième anniversaire de la déclaration d'indépendance, Soekarno put donc proclamer la République d'Indonésie en tant qu'État unitaire[51],[52],[53].













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