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une arme secrete allemand en france le v3 a Mimoyecques.a voir et a lire

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une arme secrete allemand en france le v3 a Mimoyecques.a voir et a lire  Empty une arme secrete allemand en france le v3 a Mimoyecques.a voir et a lire

Message  marcwolf le Ven 2 Déc - 7:31

En mai 1943, Hitler donna l'ordre de commencer les travaux d'une gigantesque base souterraine destinée à lancer une fusée baptisée V3 (V : Vergeltung (représailles), 3 car c’était la troisième génération de fusées de ce type). Cette arme de la dernière chance, comme l'avait appelée le Führer, était destinée à détruire Londres et le sud de l’Angleterre afin d’empêcher le débarquement des troupes sur le littoral français.
Le V3 de 2,60 mètres de long pour un calibre de 152mm, avait une portée de 130 kilomètres et pouvait atteindre la vitesse incroyable de 1.500 m/s. Il était propulsé par un canon à haute pression fait de quarante sections (127 mètres de longueur) et de vingt-huit chambres à poudre réparties le long du tube. Les essais furent estimés comme un succès quoique le tube du canon éclatait une fois tous les trois coups.
Au début 1943, le « canon de Londres », qu’Hitler appelait la « pompe à haute pression » (ou HDP soit Hochdruckpumpe ), était fortement appuyé par le ministre Allemand de l’industrie et de l’armement, Albert Speer. C’est d’ailleurs lui qui conçut l’idée d’un bunker souterrain pour abriter jusqu’à 50 de ces canons sur la côte française du Pas-de-Calais. Même la cadence de tir était prévue : chaque canon devait tirer toutes les cinq minutes, soit prés de 600 projectiles par heure dès le milieu de 1944..L’arme ne pouvait être installée que sur la partie de la côte qui s’avançait le plus en direction de l’Angleterre. Le site choisi devait être une colline arrondie de plus de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le terrain devait être constitué par une roche résistante. En outre, sa situation devait être propice en matière de transport.
La partie essentielle de l’installation était constituée par les galeries inclinées. Quatre galeries furent construites dans une première étape. Il est probable qu’une cinquième galerie était prévue en réserve. Ces galeries étaient inclinées selon un angle de 51 degrés et mesuraient 150 mètres de longueur. Elles furent creusées en direction de l’objectif. En fait la direction de chaque galerie était légèrement différente, afin d’atteindre un front élargi. La dispersion très importante des projectiles non stabilisés suffisait largement à assurer l’effet recherché en profondeur et en largeur.
Les galeries inclinées mesuraient environ 2,50 mètres de large et 3 mètres de haut, voûte comprise, avec un sol disposé en escalier. C’est au milieu de la galerie que la rampe de tir devait être montée. Chaque galerie abritait six canons ; la puissance de feu assignée à l’installation était donc, dans une première étape, de 24 bouches à feu, ce qui représentait une puissance considérable.
Pour l’alimentation des canons, une plate-forme de chargement était prévue tous les trois ou cinq mètres. C’est là que devaient se tenir les équipes de servants. Leur tâche allait consister à charger en permanence les gargousses dans un ordre déterminé. Un téléphérique fixé à la voûte de chaque galerie était prévu pour le transport des charges.
Compte tenu de la longueur des tubes, il devait y avoir dans chaque galerie inclinée 30 ou 50 plate-forme de chargement. Avec quatre galeries, cela représentait donc 120 ou 200 plate-formes qui auraient été servies jour et nuit. Avec la relève cela représentait au minimum 500 servants. Venaient s’y ajouter les équipes de transport, la direction du tir et le personnel auxiliaire, ce qui aurait porté l’effectif total à un minimum de 1200 hommes.
En août 1944, un planeur, bourré d’explosif, attaqua l’ouvrage. Le planeur était accroché au-dessus d’un bombardier mais celui-ci fut gêné par la D.C.A. de Saint-Inglevert et de Marquise, et le planeur manqua son but de plusieurs centaines de mètres ; l’explosion fut si forte qu’elle provoqua la fuite de tous ceux qui travaillaient dans les champs à plusieurs kilomètres à la ronde.
Les Canadiens s’en emparèrent le 5 septembre suivant, sans savoir exactement sa nature. En février 1945, un rapport anglais de la mission Sanders chargée d’examiner les sites des armes V dans le Pas-de-Calais, concluait qu’il fallait détruire complètement l’installation afin d’éviter qu’elle ne serve à nouveau contre l’Angleterre.





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