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Mercenaires en Bosnie + video et aussi un rapport de l'onu (Lettre datée du 30 juin 1995, adressée au Rapporteur spécial)

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Mercenaires en Bosnie + video et aussi un rapport de l'onu (Lettre datée du 30 juin 1995, adressée au Rapporteur spécial)

Message  marcwolf le Lun 19 Sep - 17:38

Des mercenaires étrangers, dont d’anciens de la Légion étrangère, ont encadrés les membres du bataillon « Frankopan » formé et entraîné à Kumrovec. Ils ont combattu en Bosnie-Herzégovine, dans la région de Mostar. Ils avaient pour mission de mener des actes de sabotage et de harcèlement sur les territoires revendiqués par les Serbes.
Ce groupe de combat souffrait d’une terrible réputation… Je présente cette vidéo uniquement pour réfléchir aux méthodes retenues lorsque des délais de préparation très courts sont associés à une pénurie de moyens logistiques.
en video Le parcours du combattant peut sembler rustique mais en fait est tout à fait compatible avec les standards militaires des années soixante dix pour la préparation de ce type d’unité. Vous noterez au passage que cela permet d’appréhender l’âge des cadres de ce groupe…
Lors de la séquence d’acclimatation au feu , la solution retenue a été le tir rapproché. Excellent pour la préparation à des engagements à courte distance, il n’en est pas moins dangereux pour des raisons assez évidente… Croyez-moi, à cette distance, vous le sentez bien le « vent du boulet »…
Après une vision attentive, on constate de suite le manque de moyen par rapport aux objectifs classiques de ce type d’exercice : peu de fumigènes, l’increvable FN FAL , très peu de munitions tirées…



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Lettre datée du 30 juin 1995, adressée au Rapporteur spécial
de la Commission des droits de l'homme sur la question de
l'utilisation de mercenaires par le Vice-Premier Ministre et
Ministre des affaires étrangères de la République de Croatie


Les informations les plus récentes dont nous disposons confirment, comme nous le savions déjà, que les territoires provisoirement occupés de Croatie, en particulier les territoires limitrophes de ce qu'il est convenu d'appeler la République fédérative de Yougoslavie et la République de Bosnie-Herzégovine, abritent en permanence un certain nombre d'étrangers qui, moyennant rémunération, rendent certains services aux autorités occupantes. Les territoires en question ont accueilli, outre des mercenaires originaires de plusieurs pays de l'Est, notamment de Russie, de Bulgarie et de Roumanie, un certain nombre de volontaires appartenant à des groupes paramilitaires armés, affiliés à des partis et venus de Serbie. Ce sont ces groupes qui ont commis les pires excès lors du nettoyage ethnique des populations non serbes qui étaient demeurées dans les territoires occupés et dont ils se sont acharnés à saccager le patrimoine culturel et historique.


Les groupes organisés de mercenaires ont procédé au pillage systématique des ressources économiques et naturelles que recelaient les territoires occupés et qui ont soit été emmenées en République de Serbie soit ont servi à maintenir en place l'appareil politique militaire et policier de cet État autoproclamé qu'est "la République serbe de Krajina".


Le fait que les autorités serbes aient été directement impliquées dans les activités des groupes paramilitaires et aient appuyé les autorités locales en place dans les territoires provisoirement occupés de Croatie a pu être clairement attesté lors de la libération de la Slavonie occidentale et du rétablissement de la souveraineté politique et juridique de la République de Croatie sur ces territoires.


À la même époque, on a pu également démontrer que pratiquement tous les officiers qui occupaient des postes de commandement dans les ex-territoires occupés de Croatie appartenaient à la "JNA" (Armée nationale yougoslave), qui les rétribuait.


La présence sur le territoire de la République de Croatie d'unités de volontaires et de mercenaires originaires de la "République fédérative de Yougoslavie" avait été signalée dès le début de l'agression déclenchée contre la Croatie en 1991.


La plupart de ces mercenaires sont des officiers de carrière de l'armée de la "République fédérative de Yougoslavie" et de l'ex-"JNA", qui occupent maintenant des postes de commandement au sein de l'"armée de la République serbe de Krajina". Leurs grades vont de commandant de l'armée "de la République serbe de Krajina" à commandant de "corps" ou de "brigade". En règle générale, ils exercent des fonctions de commandement et de coordination. Ils prétendent être originaires des territoires provisoirement occupés de Croatie qui sont actuellement contrôlés par des unités paramilitaires serbes, et ils sont rémunérés par l'"armée yougoslave". D'après les informations dont nous disposons, quelque 700 personnes (officiers de carrière de l'"armée de la République fédérative de Yougoslavie" et anciens officiers de la "JNA") opèrent actuellement, en qualité de mercenaires, dans les territoires provisoirement occupés de Croatie. Ces officiers sont, dans leur grande majorité, des ressortissants de la "République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro)". On trouvera ci-après une liste des plus gradés d'entre eux qui, payés par l'armée yougoslave, sont régulièrement envoyés sur les champs de bataille de la République de Croatie, pour se battre dans les rangs de l'"armée de la République serbe de Krajina" :


1. Mile Mrksic, général de corps d'armée, aujourd'hui commandant de l'"armée de la République serbe de Krajina", et ancien chef d'état-major adjoint de l'"armée de la République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro)".


2. Mirko Bjelanovic, général de division, commandant adjoint de l'"armée de la République serbe de Krajina".


3. Ljubomir Domazetovic, général, conseiller spécial auprès du commandant en chef de l'"armée de la République serbe de Krajina".


4. Mile Novakovic, général de division, commandant adjoint, conseiller auprès du "Président de la République serbe de Krajina", Milan Martic.


5. Boro Poznanovic, colonel, commandant du "VIIe corps Nord Dalmate".


6. Stevo Sevo, colonel, commandant du "XVe corps" de Lika.


7. Veljko Bosanac, colonel, commandant du "XXIe corps".


8. Dusan Loncar, général de division, commandant du "XIe corps est-slavon".


9. Branislav Kusljic, capitaine de corvette et ancien commandant de l'"Alfa Centre", est actuellement en poste au Secrétariat fédéral de la Défense nationale à Belgrade.


10. Jovica Gazibara, officier de carrière de la "marine yougoslave", commandant de l'"Alfa Centre".


Parmi les officiers de carrière de l'"armée yougoslave" affectés au quartier général de l'"ex-XVIIIe corps" figuraient le commandant du corps, le colonel Lazo Babic, son adjoint, le colonel Milan Romanic, le colonel Slobodan Peric, responsable du secteur civil, le lieutenant-colonel Borislav Stijak, responsable de la sécurité, ainsi que bon nombre d'autres officiers de rang. Comme le prouvent un certain nombre de documents retrouvés par la police et l'armée croates lors de la libération de la Slavonie occidentale, tous ces officiers étaient payés par l'état-major de l'"armée yougoslave", sis à Belgrade. En outre, on a retrouvé certains documents écrits et autres pièces justificatives qui confirment l'existence de liens directs entre l'"armée yougoslave" et le "XVIIIe corps" de l'"armée de la République serbe de Krajina". Certains de ces documents révèlent la présence, au sein du "XVIIIe corps", de 261 militaires appartenant à l'unité blindée de Banja Luka, venant de Bosnie-Herzégovine qui ne résidaient pas en permanence sur le territoire de la République de Croatie mais y avaient été envoyés.


Après l'opération "Blitz", de nombreux cosaques, conduits par le colonel Ataman Georgievich de la République de Moldova, sont arrivés en Slavonie orientale, où leur présence a contribué à relever le moral des troupes. Deux officiers russes, les colonels Vladimir Loginov et Aleksandar Chromchenko, qui auparavant commandaient des troupes de la FORPRONU dans l'ex-secteur Est, se trouvent aussi dans la région. On sait maintenant de source sûre qu'après avoir quitté la FORPRONU, le colonel Loginov est resté à Vukovar, où il est maintenant conseiller militaire de l'"armée de la République serbe de Krajina" affecté à la formation et à la planification des opérations armées.


La présence d'un certain nombre de mercenaires russes, bulgares et roumains a également été signalée dans la région. Il est désormais prouvé que plusieurs ressortissants russes ont été déployés à Mirkovci, leurs frais de voyage leur ont été remboursés, les services qu'ils avaient rendus sur le plan militaire ont été rétribués et l'octroi d'un terrain dans la région leur a été promis.


La présence de formations paramilitaires prétendument affiliées à des partis de la "République fédérative de Yougoslavie" et portant différents noms ("Beli orlovi", "Tigrovi", "Pantere", "Crna Legija", etc.) a également été signalée.


Zeljko Raznatovic Arkan, mercenaire et criminel de guerre bien connu des médias, a, en compagnie de ses forces paramilitaires "Les Tigres", pris part, dès les tout premiers jours, à l'agression serbe déclenchée contre la Croatie. Les "Tigres" ont installé leur quartier général dans la ville occupée d'Erdut, où se trouve leur camp d'entraînement. Selon certaines informations, un certain nombre d'entre eux appartiendraient en fait à un groupe professionnel de commandos de l'"armée yougoslave". Quelque 220 hommes appartenant à des unités paramilitaires, et qui se nomment eux-mêmes "Supertigres", sont récemment arrivés en Slavonie occidentale, où une partie d'entre eux est stationnée à Erdut.


Un des camps où la présence de mercenaires étrangers a également été signalée est le "centre d'Alfa" situé à proximité du village de Bruska, dans l'ancienne commune de Benkovac. Ce camp d'entraînement est spécialisé dans les opérations de sabotage et de terrorisme ainsi que dans les attaques surprise contre les lignes arrières de l'armée croate. Il a été mis en place et à un moment dirigé par Dragan Vasiljkovic, alias Danijel Sneden, appelé capitaine Dragan, qui possède la double nationalité yougoslave ("République fédérative de Yougoslavie") et australienne et a servi dans l'armée australienne, en qualité d'officier spécialisé dans les opérations spéciales. D'après les informations dont nous disposons, cinq ressortissants de la République d'Irlande qui s'étaient liés d'amitié avec Vasiljkovic en Australie se trouvaient au centre d'Alfa en qualité d'instructeurs. Des officiers de l'"armée yougoslave" — appartenant pour la plupart aux unités parachutistes d'intervention rapide de Nis — servaient également d'instructeurs militaires. Pendant longtemps, le camp a été dirigé par l'adjoint du capitaine Dragan, Tihomir Mraovic, capitaine de l'"armée yougoslave", qui appartient lui aussi à l'unité de parachutistes de Nis. En outre, nous savons que le deuxième département du Secrétariat fédéral de la défense nationale s'occupe directement des affectations de personnel au centre d'Alfa, où il envoie des officiers de l'armée de la "République fédérative de Yougoslavie", lesquels lui font ensuite rapport. On en voudra pour preuve le fait que pour joindre le centre d'Alfa par téléphone, il faut impérativement passer par l'opérateur du Secrétariat fédéral de la défense nationale (numéro 011/665-122).


La formation aux opérations sous-marines que reçoivent les commandos du centre d'Alfa a lieu à la base navale de l'"armée yougoslave", qui se trouve à Tivat et où lesdits commandos sont répartis par groupes de 10 à 15 hommes. À l'heure actuelle, le commandant du camp est Jovica Gazibara, officier de marine de l'"armée yougoslave".


L'armée de la "République fédérative de Yougoslavie" fournit non seulement des officiers de haut rang et des experts militaires à l'"armée de la République serbe de Krajina", mais elle aide aussi celle-ci à dispenser, par différents autres moyens, une formation à ses hommes. Les recrues de l'"armée de la République serbe de Krajina" suivent un entraînement d'une durée de trois à six mois, dans la "République fédérative de Yougoslavie" et plus précisément dans les casernes "Avala", à Bubanj potok, VP 6653/8 Ruma, VP 4554/10 Vrsac, Obrenovac et Sombar (où on les forme au commandement d'unités de blindés). Le Centre scolaire de spécialisation de Banjica, à Belgrade, entraîne et forme régulièrement des militaires qui, au besoin, sont ensuite affectés à des unités de l'"armée de la République serbe de Krajina". Lorsqu'en novembre 1994, cette dernière armée à lancé un ordre de mobilisation, Belgrade lui a envoyé du matériel militaire destiné à équiper 2 000 hommes.


Outre cette assistance militaire, la République fédérative de Yougoslavie fournit, et ce depuis toujours, une aide au Ministère de l'intérieur de la "République serbe de Krajina". Au milieu de 1993, suite à certaines instructions, une ligne téléphonique gratuite reliant le Ministère serbe de l'intérieur à Nikola Rastovic, le prétendu "Vice-Ministre de la République serbe de Krajina", a été installée. L'aspect technique des opérations a été confié à une équipe du Ministère serbe de l'intérieur. En outre, quelque 20 policiers affectés au prétendu "Ministère de l'intérieur de la République serbe de Krajina" ont été envoyés à l'Institut de la sécurité du Ministère serbe de l'intérieur, où ils ont été reçus par le Directeur adjoint de cet établissement, Dusko Lakcevic.


Les services de sécurité étatique serbe ont pris part à la mise sur pied et à l'envoi en "République serbe de Krajina" de plusieurs unités de volontaires originaires de Serbie. À cet égard, il convient de mentionner que Dejan Lucic, membre desdits services de sécurité, avait emmené le capitaine Dragan à Knin, où il l'avait présenté à Milan Martic, qui, à l'époque, prétendait être "Ministre de l'intérieur de la République serbe de Krajina".


Vous trouverez ci-joint des photocopies de documents qui ont été retrouvés sur des membres d'unités paramilitaires serbes, lors de la libération de la Slavonie occidentale, et qui témoignent de manière flagrante de l'existence de liens directs entre l'"armée yougoslave" et le "XVIIIe corps de l'armée de la République serbe de Krajina".


PIÈCES JOINTES:


1. Dragan Popovic (ordre No 7-160, en date du 20 mars 1994, commandant du "XVIIIe corps").


2. Borislav Stijak (ordre No 15-142, en date du 6 avril 1993, commandant du "XVIIIe corps", et ordre No 14-205, en date du 25 novembre 1993, commandant du même corps).


3. Zarko Novakovic (quartier général de la 91e brigade antiblindés, document No 1-90/93, en date du 10 mars 1993, classé strictement confidentiel — calendrier de visites familiales pour officiers de l'armée yougoslave provisoirement affectés à la 91e brigade antiblindés).


4. Peter Miljevic (quartier général du XVIIIe corps, document 20273, en date du 19 septembre 1994, classé strictement confidentiel — "Un groupe de militaires, volontaires originaires de la République fédérative de Yougoslavie, a été découvert, dans les rangs du VIIe corps...").


5. Dorde Meandzija (district militaire 3040, document No 243-1 en date du 7 septembre 1994, classé strictement confidentiel, Radovici, Tivat, promotion exceptionnelle et évaluation de la personne susmentionnée pour la période durant laquelle elle a provisoirement servi dans les rangs de l'"armée de la République serbe de Krajina").


6. Milenko Dimic [district militaire 4001, Belgrade, document No 7-135, en date du 31 mars 1994, décision relative aux indemnités à verser pour certaines conditions de travail, stationné dans le district militaire 4001 (Belgrade) — servant au poste militaire 9167 (Rajic)].


7. Liste de soldats de métier possédant la nationalité serbe "République fédérative de Yougoslavie" et liste d'officiers ayant demandé cette nationalité (nationalité de la "République fédérative de Yougoslavie") VP 9172 (Okucani).


8. Liste de militaires originaires de "Yougoslavie" affectés au quartier général du 18e régiment d'artillerie motorisé et autorisés à partir en permission.


9. Liste de militaires appartenant à "l'unité de blindés" de Banja Luka qui, au 20 avril 1995, opéraient dans les rangs du XVIIIe corps de l'armée serbe de la Krajina.


10. Dragan Vukadinovic (état-major de l'armée yougoslave, secteur du renforcement, de la mobilisation et des systèmes, Département du personnel, document No 14/14-227, en date du 27 juin 1994 — décision relative aux horaires de travail dédoublés, Dragan Vukadinovic étant stationné dans le district militaire 4001 de Belgrade et actuellement détaché au poste militaire 9174 de Stara Gradiska).


En outre, on notera que le Gouvernement de la République de Croatie a appris que des mercenaires ressortissants de pays autres que les États de l'ex-Yougoslavie servent dans les rangs de l'"armée de la République Srpska".


Au début de 1994, Aleksandar Skrabov, membre du corps de marine de l'armée russe, a trouvé la mort sur le champ de bataille à proximité du village de Gomolje (Fédération de Bosnie-Herzégovine). Après avoir servi dans les rangs de la FORPRONU, Skrabov avait pris la tête d'un groupe de mercenaires russes qui se battait dans les rangs de l'"armée de la République Srpska".


En avril 1995, le commandant de la FORPRONU pour le secteur Est, le général russe Pereljakin, qui avait été démis de ses fonctions pour incompétence, a été nommé conseiller auprès du commandant de la division "Baranja" de l'"armée de la République serbe de Krajina".


Au cours du mois de mai 1995, plusieurs mercenaires grecs (100) et russes (500) sont arrivés dans la région de Gacko-Avtovac en provenance de la ville d'Uzice (République fédérative de Yougoslavie/Serbie et Monténégro. Il semblerait que si le commandement du "corps herzégovin" de l'"armée de la République Srpska" les a fait venir, c'est essentiellement dans l'intention de constituer une brigade internationale.


Permettez-moi enfin, Monsieur le Secrétaire général, de souligner une fois encore que le Gouvernement de la République de Croatie est fermement résolu à s'associer aux efforts visant à mettre fin à l'utilisation de mercenaires de par le monde, utilisation qu'il considère comme une pratique contraire au droit à l'autodétermination.

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