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Le Commandement des opérations spéciales (COS) pourra opérer sur le territoire national

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Le Commandement des opérations spéciales (COS) pourra opérer sur le territoire national

Message  marcwolf le Sam 19 Mar - 5:39

Après des mois de réflexions et deux attentats multi-sites, les autorités changent de religion sur les forces spéciales du ministère de la défense. Déjà très adaptées aux missions de contre-terrorisme et libération d'otages (CTLO) à l'étranger, elles pourront aussi le faire en
France, sous des conditions très strictes. Cette évolution s'inscrit dans la nouvelle doctrine que

Jean-Yves Le Drian doit présenter dans quelques heures au Sénat puis à l'Assemblée nationale. Le document concerné aurait été approuvé par Beauvau en moins de 48 heures. Les forces spéciales (FS) n'y sont évoquées, mais en réponse à une question de ce blog, l'entourage du ministre explique que ces interventions sont désormais prises en compte.

Il faudra que
1) que les FS soient formées
2) que lasituation l'exige
3) que Beauvau les demande via une réquisition en bonne et dure forme
4) qu'elles soient disponibles.

Ces conditions ne sont pas que de pure forme. Car toutes les forces spéciales ne sont pas formées au CTLO, le terme forces spéciales recélant, par ailleurs, un maquis de spécialistes et de spécialités. L'objet de l'évolution de la doctrine n'est pas de demander à un transmetteur de la CCT (compagnie de commandement et de transmissions) de tenir un Barett (fusil calibre 12,7 mm) à Gourette (pas loin de la vallée d'Ossau). Mais de pouvoir rendre possible l'intervention d'une équipe spécialisée du 1er RPIMa(Régiment de parachutistes d’infanterie de marine) , si un jour, les fêtes de Bayonne étaient ciblées. Or, la plus proche antenne est, aujourd'hui, celle du RAID à Bordeaux (1). On est loin des 20 minutes promises par le ministre de l'Intérieur. Certes, on pourrait objecter que la première riposte, au Bataclan, est venue d'un commissaire de la BAC75N, une unité qui fait partie de la FIPN, mais qui n'est pas à proprement parler une unité d'intervention, équipée comme tel (même si cela change).

Donc que finalement, les crises pourraient attendre l'arrivée du RAID ou du GIGN. Seulement, les temps de mise en branle, puis de projection, aux limites du territoire (où sont bien implantées les unités FS) rendent pertinentes leur emploi face à des terroristes armés de Kalachnikov tirant aveuglément dans une foule, ou décapitant à la chaîne des otages. Elles sont protégées et armées pour prendre en compte cette menace. Cette évolution de doctrine ne créée pas, de facto, de nouvelles astreintes, pour les forces spéciales de la Défense, mais autorise une possibilité (en 2016, il était temps) et va aussi mettre moins de tension sur les passerelles déjà jetées entre les unités. Et, peut-on aussi l'espérer, faciliter les entraînements communs, pour certains, les découvertes mutuelles pour d'autres.

La nature de la situation évoquée par la Défense renvoie à des situations de crises multiples et multisites, or pas besoin d'avoir fait beaucoup d'études pour remarquer que les deux attaques principales de 2015 furent multi-sites. Ce type de crise consomme, par nature, beaucoup d'efforts et d'effectifs, donc se priver de bras (de la Défense) confinait à l'absurde. Surtout quand ces bras montrent quasiment tous les mois (et parfois semaines) toutes leurs capacités en opex, au point que s'il ne devait subsister qu'une mission dans Barkhane, ce serait celle-là

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