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Conflit territorial des îles Senkaku

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Conflit territorial des îles Senkaku

Message  marcwolf le Ven 23 Mai - 7:05

Le conflit territorial des îles Senkaku, en japonais : 尖閣諸島問題, en chinois simplifié : 钓鱼岛及其附属岛屿主权问题, désigne depuis 1971 la rivalité entre le Japon, la République populaire de Chine (RPC) et la République de Chine au sujet de la revendication et du contrôle des îles Senkaku, un petit archipel inhabité situé en mer de Chine orientale, au large de la Chine, au nord-est de l'île de Taïwan et à l'ouest des îles Ryūkyū. Il s'inscrit plus largement dans la géopolitique de la mer de Chine orientale. L'archipel est appelé îles Senkaku (尖閣諸島, Senkaku-shotō, littéralement « archipel Senkaku ») en japonais et îles Diaoyutai (chinois simplifié : 钓鱼台群岛 ; chinois traditionnel : 釣魚台群島 ; pinyin : Diàoyútái Qúndǎo) en mandarin.

Durant la Dynastie Qing (1644-1911), les îles Senkaku / Diaoyu étaient propriété chinoise avant de se voir annexées par le Japon en 1895 et séparées administrativement de Taïwan. Le nom japonais « Senkaku » pour ces îles lui-même fut introduit en 1900 par l'Universitaire Kuroiwa Hisashi et adopté peu de temps après par le gouvernement japonais.
Les îles Diaoyu / Senkaku, tout comme Taïwan, ont été cédés au Japon par l'Empire Qing, la dernière des dynasties de Chine, après que celui-ci eut été vaincu lors de la première guerre sino-japonaise dans les années 1890. Précisément en 1895, lorsque la Chine ratifie le traité de Shimonoseki. En 1945, la Chine récupère une partie de ces territoires dont Taïwan, mais pas les îles Senkaku-Diaoyu. La Dynastie Qing a été remplacé par la République de Chine en 1912. En 1931, le Japon impérial a envahi la Chine. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement chinois mené par le « General Chiang Kai-shek allié alors aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l'Union Soviétique ont vaincu les Nazi allemand et japonais. En 1945, la Chine récupère une partie de ces territoires dont Taïwan, mais pas les îles Senkaku.

La Déclaration du Caire, lors de la Conférence du Caire de 1943, a demandé au Japon qu'il « soit expulsé de tous les territoires qu'il a obtenu par violence et cupidité », et que tous ces territoires retournent à la République de Chine. Cependant, la guerre civile en Chine a ajouté des difficultés à cette question. La République Populaire de Chine a été fondé par Mao Zedong et ses camarades révolutionnaires en 1949, mais le régime de Chiang, qui est basé à Taïwan, suite à sa défaite dans la guerre civile l'opposant à Mao, revendique lui aussi la représentation légale de Chine, et n'a fait aucun compromis sur la souveraineté qu'il prétend avoir sur les îles Diaoyu / Senkaku. En 1945, la Chine récupère une partie de ces territoires dont Taïwan, mais pas les îles Senkaku-Diaoyu.

Conflits de navires

2004 - 2007
Des incidents impliquant des bateaux chinois/taïwanais et japonais se produisent régulièrement autour de ces îles. En 2004, des activistes chinois débarquent sur les îles et sont arrêtés ; deux jours plus tard, le premier ministre japonais Jun'ichirō Koizumi demande leur renvoi en Chine. En février 2007, le Japon proteste contre l'intrusion d'un navire d'exploration chinois. En octobre 2007, le Japon dénonce la tentative de débarquement de militants nationalistes chinois. Le 10 juin 2008, un bateau de pêche taïwanais et un bateau de la garde côtière du Japon entrent en collision. Le bateau taïwanais coule une heure plus tard : les treize pêcheurs et les trois membres d'équipage sont secourus par le bateau de patrouille, seul un membre de l'équipage est blessé. Le ministère des Affaires étrangères taïwanais rappelle à Taipei son représentant à Tokyo, et demande des excuses et une compensation de la part du Japon. Quelques jours plus tard, un bateau de nationalistes escorté par neuf patrouilleurs militaires taïwanais vient tourner autour d'Uotsuri-jima, avant de retourner à Taïwan ; le Japon appelle alors à « gérer cette question calmement ». En décembre 2008, Le Japon dénonce l'entrée de deux bateaux de surveillance chinois.

2010 - 2011

Le 7 septembre 2010, un bateau chinois venu pêcher autour de l'archipel heurte le bateau de patrouille japonais venu lui ordonner de quitter la zone, avant de s'enfuir et de heurter un autre bateau japonais quarante minutes plus tard, selon les gardes-côtes. La Chine exige alors la libération de l'équipage du bateau, arrêté pour l'enquête à Ishigaki, tandis que le gouvernement japonais déclare qu'il « va résoudre ce problème en se basant strictement sur ces lois »41. Le ministère des Affaires étrangères chinois précise ensuite que cette enquête est « ridicule, illégale et invalide », et « si le Japon continue dans cette attitude imprudente, il goûtera à son propre fruit amer ». Le 10 septembre, la Chine reporte une réunion bilatérale qui devait amener à la signature d'un traité sur le développement conjoint de l'exploitation gazière dans la région. Le 13, l'équipage est relâché à l'exception du capitaine ; le ministère des Affaires étrangères chinois déclare : « Tout le peuple de Chine condamne d'une seule voix le comportement illégal du Japon, et incarne pleinement la volonté loyale du gouvernement chinois et du peuple de défendre la souveraineté nationale, et l'intégrité territoriale ». Le même jour, des activistes taïwanais tentent de manifester autour de l'archipel afin de montrer leur soutien aux revendications de leur pays sur ces îles. Le 19 septembre, à la suite de la prolongation de dix jours de la détention du capitaine, la Chine annonce la suspension de tous ses contacts à haut niveau avec le Japon : « La Chine demande que le Japon libère le capitaine immédiatement et sans conditions. Si le Japon agit délibérément en dépit des mises en garde, et insiste à faire une erreur après l'autre, la partie chinoise prendra de fortes mesures de représailles, et toutes les conséquences seront portées par la partie japonaise ». Des réunions de haut niveau sont alors annulées, ainsi que des voyages touristiques chinois au Japon et japonais en Chine, et les concerts du groupe japonais SMAP en octobre à l'Exposition universelle de 2010 à Shanghai. Le 22 septembre, des activistes chinois tentent de nouveau de se rendre sur les îles, sans succès. Le 23, quatre Japonais sont arrêtés en Chine, accusés d'avoir filmé des installations militaires dans la province du Hebei. Le 24 septembre, alors que son procès est prévu le 29 septembre, le capitaine chinois est relâché ; le même jour les exportations de terres rares chinoises vers le Japon avaient été suspendues. Les autorités judiciaires okinawaïennes déclarent alors : « Au vu des conséquences sur la population japonaise et sur les relations entre le Japon et la Chine, nous avons jugé inutile de continuer à détenir le capitaine. Cet incident résulte d'une action décidée sur le vif, alors que le capitaine tentait d'échapper au patrouilleur des garde-côtes. Ce n'était pas un acte prémédité ». Le gouvernement chinois nie par la suite toute intervention politique sur ces exportations. L'embargo est finalement levé le 28 octobre, sans explication, les envois étant cependant retardés par des examens minutieux des cargaisons. Le 11 novembre, les livraisons semblent cependant de nouveau bloquées, avant de reprendre le 24.

Le 25 septembre 2010, la Chine demande des excuses et une compensation pour l'arrestation du capitaine au Japon, arguant qu'elle a « violé la souveraineté territoriale de la Chine et des droits humains de citoyens chinois ». Le Japon réplique en affirmant que « la demande d'une excuse et d'une compensation par les Chinois est infondée et totalement inacceptable », alors que les Américains se félicitent de la libération du capitaine. Le 27, c'est au tour du Japon de demander réparation pour les dommages occasionnés par le bateau chinois sur les patrouilleurs japonais. Le 30, trois des quatre Japonais arrêtés en Chine sont relâchés. Le 9 octobre, le dernier Japonais détenu est relâché. Le 5 novembre, des vidéos de l'accident tenues secrètes par les autorités japonaises sont malgré tout diffusées sur Internet par un garde-côte, montrant le bateau chinois entrer délibérément en collision avec un bateau des gardes-côtes japonais. L'accès à ces vidéos est immédiatement censuré en Chine.

Le 25 octobre 2010, le Japon proteste de nouveau contre la présence de navires chinois à proximité des îles. Le 20 novembre, la Chine envoie patrouiller dans la région le bateau de pêche Yuzheng (2 580 tonnes, équipé de deux hélicoptères). Le 10 décembre, deux conseillers municipaux de la ville d'Ishigaki se rendent sur l'île Minami-kojima. La Chine dénonce cette visite. Le 20 décembre, le bureau de pêche du Ministère de l'agriculture chinois déclare vouloir déployer de façon permanente dans la région des bateaux de pêche patrouilleurs de plus de mille tonnes.

En février 2011, les garde-côtes japonais font parvenir au capitaine chinois une facture de 170 000 dollars pour les dégâts occasionnés. Le gouvernement chinois réplique alors immédiatement en précisant que « le Japon n'a aucun droit de demander une telle compensation ».

Le 29 juin 2011, des patrouilleurs japonais accompagnés d'un hélicoptère repoussent un bateau de pêche taïwanais repéré à trente milles nautiques de l'archipel, le Da Fa 268, avec à son bord six pêcheurs dont l'activiste Huang Hsi-lin. Le 4 juillet, la Chine proteste contre la présence de bateaux de pêche japonais près des îles. Le 24 août, deux bateaux de pêche chinois pénètrent la zone territoriale japonaise pour la première fois depuis l'incident de septembre 2010, entraînant une protestation officielle japonaise68.

2012

Le 3 janvier 2012, quatre Japonais, dont deux conseillers municipaux de la ville d'Ishigaki Hitoshi Nakama (déjà présent le 10 décembre 2010) et Tadashi Nakamine se rendent sur les îles, notamment à Uotsuri-jima, sans la permission du gouvernement japonais. Le 16 mars, un navire chinois pénètre les eaux territoriales japonaises malgré les alertes répétées des gardes côtes japonais, provoquant une réaction officielle du premier ministre japonais Yoshihiko Noda. Fin mai, la visite officielle d'un général chinois au Japon est annulée notamment en signe de protestation contre l’occupation par le Japon des îles Senkaku. Le 15 mars 2012, le capitaine chinois est condamné par contumace par un jury populaire à Naha, bien que le procureur ait auparavant décidé par deux fois de ne pas porter d'accusations à son encontre.

Navires des garde-côtes japonais et taïwanais le 4 juillet 2012 dans les eaux des îles Senkaku.
Le 5 juillet, en réaction à la proposition de Shintarō Ishihara, un bateau de pêche taïwanais transportant des activistes et accompagné par des navires de patrouille entre dans les eaux japonaises, à 1,5 km d'Uotsuri-shima, revendiquant les îles comme étant leur territoire. S'ensuit un accrochage avec les garde-côtes japonais, sans dégât majeur. Le 11 juillet, trois patrouilleurs chinois pénètrent les eaux territoriales entourant les îles. Le 15 août, jour anniversaire du Gyokuon-hōsō marquant la capitulation du Japon en 1945, quatorze Chinois membres d'un « comité d'action pour la défense des îles Diaoyu » et partis de Hong Kong accostent sur Uotsuri-jima dans le but de planter le drapeau chinois afin de protester contre le projet de parlementaires japonais de visiter ces îles. Ils sont arrêtés par la police japonaise après avoir hissé le drapeau, et relâchés peu après. Ils sont expulsés du Japon en quelques jours. Le 19 août, une dizaine de militants nationalistes japonais débarquent quelques heures sur Uotsuri-jima pour y planter le drapeau japonais et montrer à la Chine que ce territoire est japonais. Les garde-côtes japonais qui surveillaient la flottille d'une vingtaine de bateaux depuis son arrivée (Tokyo avait interdit de débarquer) n'ont procédé à aucune arrestation, notamment du fait de la présence d'élus à bord. La flottille avec ses quelque 150 passagers est repartie vers l'île Ishigaki à l'extrême sud du Japon, d'où elle était partie la veille. La Chine demande alors au Japon de « cesser immédiatement toute action portant atteinte à sa souveraineté territoriale » et Taïwan accuse le Japon d'« occuper sournoisement » l'archipel. Cette expédition a provoqué des manifestations antijaponaises dans au moins six villes chinoises : Guangzhou, Shenzhen, Hangzhou, Qingdao, Shenyang et Harbin.

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